Depuis début 2020, notre quotidien est bousculé par la pandémie de COVID-19. Grâce à l’efficacité des vaccins – qui doivent toutefois être administrés à un nombre encore plus important de personnes – le pire peut être évité. Cependant, nous devons actuellement toujours nous adapter et beaucoup de questions restent en suspens. Nous les avons rassemblées ici, et avons fait intervenir nos experts en prévention sur ces différentes interrogations.

Bienvenue dans la FAQ de référence du secteur de la prévention sur la pandémie de COVID-19.

A. Vaccination : 

  1. Pourquoi se faire vacciner ?
  2. Quels sont les vaccins disponibles actuellement ?
  3. Se faire vacciner est-t-il obligatoire ?
  4. Que savons-nous des vaccins qui ont été développés ? 
  5. Suis-je immédiatement protégé·e après avoir été vacciné·e ?
  6. Comment se fait-il que le vaccin ait pu être développé si rapidement? Les vaccins sont-ils donc toujours fiables ?
  7. Dois-je passer un test de dépistage d’anticorps à la COVID-19 avant de me faire vacciner ?
  8. Je suis enceinte, je désire tomber enceinte ou j’allaite. Est-ce que je peux me faire vacciner ?
  9. Je suis vacciné·e. Est-il possible d’être infecté·e par la COVID-19 et d’infecter d’autres personnes ?
  10. Les vaccins à ARNm peuvent-ils modifier l’ADN ?
  11. La vaccination peut-elle réduire ma fertilité ?
  12. Que se passe-t-il en cas d’effets secondaires graves ?
  13. Les deux, voire trois doses du vaccin sont-elles indispensables ?
  14. Dois-je me faire vacciner si j'ai déjà fait la COVID-19 ?
  15. Devra-t-on se faire vacciner de façon périodique, par exemple tous les ans, comme pour la grippe ?
  16. Quel est le délai à respecter entre deux vaccins différents (par exemple le vaccin COVID et le vaccin tétanos) ?

B. Voyages :

  1. Quelles sont les mesures actuelles pour les voyages à l’étranger ?

C. Lieu de travail et télétravail :

  1. Qu'en est-il du télétravail ?

  2. Le port du masque est-il toujours obligatoire sur le lieu du travail ?

E. Relation employeur-employé :

  1. Un employeur peut-il obliger ses travailleurs à se faire vacciner ?
  2. L’employeur peut-il demander un autotest négatif ?
  3. L’employeur ne peut pas demander de test négatif, mais qu’en est-il d’un certificat de vaccination ?
  4. L’employeur peut-il demander un autre test négatif à son travailleur avant qu’il ne commence ou ne reprenne le travail ?
  5. Peut-on sanctionner un membre du personnel qui ne veut pas mettre son masque ? Si oui, de quelle façon ?

F. Autres questions :

  1. Les capteurs de CO2 sont-ils obligatoires en entreprise ?
  2. Puis-je allaiter si je souffre d’une infection au COVID-19 ?
  3. Port du masque 
  4. Est-ce que le COVID-19 peut être reconnu comme accident du travail et comme maladie professionnelle ?
     

Vaccination

1. Pourquoi se faire vacciner ? 

Le vaccin constitue aujourd’hui un outil essentiel pour parvenir à maîtriser la pandémie de COVID-19, un enjeu devenu une véritable urgence pour la santé publique. Sans vaccination, ni immunité de groupe, il est impossible de retourner à une vie normale en société !
La vaccination a pour but de :

  • protéger au maximum les personnes à risque
  • réduire les hospitalisations et alléger la charge des services de soins
  • faire face aux futurs variants
  • éviter ou atténuer une cinquième / sixième vague
  • aider l'économie (l’horeca, l’événementiel, la culture et de nombreux autres secteurs...) et éviter le chômage
  • revenir tant que possible à une vie normale
  • ...

2. Quels sont les vaccins disponibles actuellement ?

Il est très important de savoir qu’en Europe, tous les vaccins qui sont administrés sont d’abord soumis au contrôle strict de l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’EMA effectue des contrôles très stricts sur tous les médicaments administrés en Europe, et donc aussi sur les vaccins. En date d’aujourd’hui, les vaccins suivants ont été approuvés :

  • Pfizer/BioNTech
  • Moderna
  • AstraZeneca (pour les personnes de 41 ans et plus)
  • Johnson & Johnson (Janssen) 

3. Se faire vacciner est-t-il obligatoire ?

Non, se faire vacciner contre la COVID-19 n’est pour l’instant pas obligatoire et aucun employeur ne peut actuellement obliger ses travailleurs à se faire vacciner. Par contre, la vaccination est très fortement conseillée. Si par exemple un prestataire de soins est vacciné entièrement, le risque de transmettre cette maladie potentiellement létale à ses patients sera beaucoup faible !. 

4. Que savons-nous des vaccins qui ont été développés ?

Deux types de vaccins ont été développés :

  • Les vaccins à base d’ARN messager (Pfizer/BioNTech et Moderna).
  • Les vaccins à vecteurs viraux (AstraZeneca, Janssen (Johnson & Johnson)).

Les vaccins contre la COVID-19 répondent aux mêmes exigences strictes que tous les autres vaccins. Une autorisation de mise sur le marché n'est accordée que lorsqu'il existe des preuves suffisantes que le vaccin est de bonne qualité, efficace et sûr. 
Les vaccins protègent en grande partie contre le risque d’hospitalisation, et c’est bien entendu la chose la plus importante. Une seule dose du vaccin Janssen offre une protection moins élevée que ce que l’on pensait à l’origine, une deuxième dose de vaccin J&J est nécessaire.

5. Suis-je immédiatement protégé·e après avoir été vacciné·e ?

Non, après une vaccination, il faut 7 à 14 jours avant que l’organisme ne commence à produire des anticorps.
Une seule dose du vaccin n’offre pas du tout une protection suffisante.

Deux doses offrent une protection bien plus efficace. Au 17/11/21 (comité de concertation), la moitié des hospitalisations concernait des non-vaccinés (au nombre d’un million), l’autre moitié concernait des vaccinés (au nombre de 9 millions). Une double vaccination protège donc à 90% contre l’hospitalisation.

Et pourtant, nous aurons tous besoin d’une troisième dose de vaccin afin de :

  • protéger au maximum les personnes à risque
  • réduire les hospitalisations et alléger la charge des services de soins
  • faire face aux futurs variants
  • éviter ou atténuer une cinquième / sixième vague
  • aider l'économie (l’horeca, l’événementiel, la culture et de nombreux autres secteurs...) et éviter le chômage
  • revenir tant que possible à une vie normale
  • ...

6. Comment se fait-il que le vaccin ait pu être développé si rapidement ? Les vaccins sont-ils donc toujours fiables ? 

Le processus qui est toujours suivi dans le développement de nouveaux vaccins a également été suivi dans le cas des vaccins COVID-19. La seule différence est que les différentes étapes se chevauchent partiellement. Aucune étape essentielle n'a donc été ignorée. De plus, le développement du vaccin COVID-19 repose sur les résultats antérieurs de recherches sur des virus ressemblant au virus SARS-CoV-2, en particulier le premier virus SARS-CoV et le MERS-coronavirus.
L'utilisation de la technique de l'ARN messager a également permis de gagner beaucoup de temps. Le code ARN génétique du virus étant connu depuis le début de l'épidémie de COVID-19, il a été possible de commencer immédiatement à développer un vaccin. Il n'est pas improbable que cette technique de l'ARN soit utilisée à l'avenir pour maîtriser plus rapidement les pandémies causées par d'autres virus et variants. C'est peut-être notre seul choix à l’avenir si nous voulons nous protéger des nouveaux variants.
Il y a une autre raison importante du développement rapide : le financement ! Tous les gouvernements du monde entier ont soutenu financièrement le développement du vaccin en achetant des vaccins avant même qu'ils ne soient entièrement disponibles. Encore une fois, parce qu'une vaccination adéquate est le seul moyen de revenir à une vie normale et à une société normale. Sans vaccination, nous ne pourrons pas retourner à une vie ou à une société normale.
Ainsi, toutes les sociétés pharmaceutiques ont donné la priorité absolue au développement de ce vaccin COVID-19, et ont mis le développement d'autres vaccins en suspens. 10 fois plus de personnes et de ressources ont été déployées, ainsi que les derniers moyens technologiques. Il est donc logique que le développement du vaccin soit allé 10 fois plus vite.
D’ailleurs, la production d’un nouveau vaccin contre les nouveaux variants sera uniquement possible grâce à cette nouvelle technologie ! Heureusement que nous disposons aujourd’hui de ces technologies. À l’avenir, nous devrons les appliquer encore plus rapidement ! Personne ne souhaite revivre une nouvelle vague telle que la première vague, n’est-ce pas ? 

7. Dois-je passer un test de dépistage d’anticorps à la COVID-19 avant de me faire vacciner ?

Non, vous ne devez pas vous faire dépister pour savoir si vous avez des anticorps avant la vaccination. Même si vous êtes infecté·e sans le savoir, le vaccin peut être administré en toute sécurité. 

8. Je suis enceinte, je désire tomber enceinte ou j’allaite. Est-ce que je peux me faire vacciner ?

OUI !
A l’inverse des précédentes recommandations et sur la base des données scientifiques et des recommandations les plus récentes, le CSS estime dans son avis n° 9622 adapté que toutes les femmes enceintes devraient idéalement être vaccinées en priorité, et ce par rapport à une femme non enceinte en raison du risque accru de COVID-19 sévère pour la mère et d’accouchement prématuré.
Par ailleurs, le CSS réaffirme que les vaccins à ARNm contre la COVID-19 actuellement disponibles (Pfizer, Moderna) peuvent être administrés en toute sécurité aux femmes enceintes.
Les vaccins à vecteur viral (AstraZeneca, Janssen) ne sont pour l'instant pas indiqués lors de la grossesse.
Le CSS souligne que la présence de comorbidité(s) telle(s) qu’un IMC élevé avant la grossesse, l’hypertension, le diabète, etc. est un argument supplémentaire pour recommander cette vaccination chez la femme enceinte (cf. avis CSS-9618).
Toutes les femmes allaitantes peuvent également être vaccinées, conformément aux avis précédents. 

9. Je suis vacciné·e. Est-il possible d’être infecté·e par la COVID-19 et d’infecter d’autres personnes ?

Oui, mais surtout si on n’est pas du tout vacciné·e ou après une vaccination incomplète (1 seule dose de Pfizer / Moderna / AZ). Après 2 doses, le risque sera bien plus faible. La vaccination complète supplémentaire (3 doses) d’au moins 85-90 % de la population sera la seule façon de retourner à une vie normale « comme avant ». 

10. Les vaccins à ARNm peuvent-ils modifier l’ADN ?

Non, les vaccins à ARN messager sont administrés par voie intramusculaire et l’ARNm est absorbé par les cellules musculaires. L’ARNm ne pénètre pas dans le noyau de la cellule et ne pourra donc pas entrer en contact avec votre ADN, ni avec celui de l’enfant à naître. En plus, l’ARNm disparaît déjà de l’organisme après quelques heures. 

11. La vaccination peut-elle réduire ma fertilité ?

Lorsque vous avez la COVID-19 ou que vous êtes vacciné·e, vous développez des anticorps contre les spicules du coronavirus. Il n’y a pratiquement aucune similitude entre la protéine de ces spicules et une protéine qui joue un rôle dans la formation du placenta en début de grossesse (syncytine-1). Cette similitude est trop faible pour avoir un quelconque effet sur le placenta. Si c’était le cas, même les coronavirus banals qui provoquent des rhumes affecteraient la fertilité. Et cela n’est pas du tout observé. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter. Les statistiques sur les grossesses et la fertilité le confirment également. 

12. Que se passe-t-il en cas d’effets secondaires graves ?

Même si un vaccin a été approuvé, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) continuera à surveiller le vaccin et les études. Tout comme elle le fait pour les médicaments ou les autres vaccins.
Si une personne souffre d’effets secondaires – mentionnés ou non dans la notice – après avoir été vaccinée, ces effets secondaires peuvent être signalés à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Des experts de l’AFMPS évalueront ces effets secondaires. Ces résultats seront également partagés dans le monde entier. La collecte de données à grande échelle permet de découvrir plus rapidement les éventuels signaux d’effets secondaires.
Si un effet secondaire rare se produit ou si un médicament ou un vaccin connaît un problème de qualité, l’AFMPS évaluera dans ce cas la situation et prendra les mesures nécessaires : en adaptant la notice ou en mettant en garde les prestataires de soins de santé, par exemple. Dans les cas extrêmes, le médicament ou le vaccin sera retiré du marché. 

13. Les deux, voire trois doses du vaccin sont-elles indispensables ?

Oui, absolument. Et d’ailleurs, nous aurons tous besoin d’une troisième dose de vaccin pour pouvoir faire face à ce virus ultra-contagieux (le variant delta est déjà devenu l’un des virus les plus contagieux pour l’homme) et aux futurs variants !  

14. Dois-je me faire vacciner si j'ai déjà fait la COVID-19 ? 

Oui. On ne connaît pas la force de l’immunité développée par chacun·e après une infection à la COVID, ni combien de temps cette immunité perdure. Des cas de réinfection ayant été signalés chez des personnes ayant déjà contracté le virus, il est peu probable que l’immunité acquise soit durable. 

15. Devra-t-on se faire vacciner de façon périodique, par exemple tous les ans, comme pour la grippe ?

C’est très probable ! La troisième dose pour tous est déjà un fait. Avec le développement rapide de nouveaux variants, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle forme du virus. Il sera donc probablement nécessaire de se refaire vacciner tôt ou tard.  

16. Quel est le délai à respecter entre deux vaccins différents (par exemple le vaccin COVID et le vaccin tétanos) ?

Un intervalle de 14 jours est éventuellement recommandé, mais en fait, cela n’a pas vraiment d’importance. Sur base de récentes études et de l’expérience antérieure de la vaccination simultanée, on peut – selon le Conseil Supérieur de la Santé – vacciner des personnes simultanément contre la grippe saisonnière et contre le COVID-19. Le Conseil Supérieur de la Santé estime que la vaccination simultanée avec d’autres vaccins que celui de la grippe saisonnière est également possible.

Seuls les vaccins à germes vivants (rougeole, varicelle, fièvre jaune) seront de préférence reportés d’un mois après un vaccin COVID et inversement. La priorité ira de préférence toujours au vaccin COVID.

Voyages

1. Quelles sont les mesures actuelles pour les voyages à l’étranger ?

Ce domaine évolue très rapidement, nous vous conseillons de consulter les arbres décisionnels de Sciensano.
Les mesures dépendent des zones de couleurs des pays de l’UE, à retrouver en cliquant ici. Attention, les codes couleurs peuvent évoluer en fonction de la situation pandémique de chaque pays, il faut donc vérifier régulièrement les sources officielles les déterminant.
 

Lieu de travail et télétravail

Les employeurs veillent à ce que les mesures recommandées dans le guide générique (masque buccal et distance > 1,5 mètre) soient respectées. Cela évite les contacts à haut risque dans l'entreprise et donc les quarantaines / absences en raison de covid-19 !

1. Qu'en est-il du télétravail ?

Le télétravail devient obligatoire dans le secteur privé et dans toutes les administrations publiques, sauf si la nature de la fonction ou la continuité des activités ne le permettent pas. Cette mesure doit contribuer à réduire le nombre de contacts, également dans les transports en commun. Un jour de présence au travail par membre du personnel est autorisé. À partir du 20 décembre, le nombre de jours de retour au travail sera porté à maximum deux par membre du personnel. Un registre mensuel électronique devra être tenu par l’employeur. Ce registre est mis à disposition via le portail de la sécurité sociale. 

En outre, les employeurs sont toujours tenus de prendre les mesures afin de garantir des conditions sanitaires optimales. La distanciation sociale est l’une de ces mesures. Les employeurs doivent prendre les mesures de prévention appropriées, telles que définies dans le guide générique ou les recommandations sectorielles.

2. Le port du masque est-il toujours obligatoire sur le lieu du travail ?

  • Les employeurs doivent de nouveau prendre expressément les mesures de prévention adéquates, comme stipulé dans le guide générique. Le port du masque est l’une de ces mesures adéquates. Toute personne est obligée de se couvrir la bouche et le nez avec un masque lorsqu’une distance physique de 1,5 mètre (tant à l’intérieur qu’à l’extérieur) ne peut pas être respectée, de même lors des déplacements dans les espaces intérieurs.
  • Toujours d’après le guide générique, voici quelques autres directives :
    • Le transport collectif organisé par l'employeur est acceptable s'il est organisé de manière à ce que le risque de contamination soit moindre que si les travailleurs se rendaient au travail en transports en commun. Dans tous les cas, le port d'un masque est obligatoire et il faut assurer un apport d'air frais. Les personnes doivent garder la plus grande distance possible entre elles, en ce compris lorsqu’elles montent ou descendent du véhicule. Il est donc préférable d’attribuer une place fixe à chaque personne. Une attention particulière sera également accordée à l'hygiène à l'intérieur des véhicules.
    • Les personnes qui font du covoiturage respecteront la plus grande distance possible entre chaque personne pendant le transport et porteront un masque. Limitez au maximum le nombre de personnes dans le véhicule. Le fait d’être assis ensemble dans la voiture comporte un risque supplémentaire de contamination. Il est déconseillé d’être à plus de deux personnes dans une voiture ordinaire (sauf s’il s’agit de personnes qui habitent sous le même toit ou si les personnes qui se déplacent ensemble sont toujours les mêmes). Si vous covoiturez quand même, choisissez alors un partenaire fixe de covoiturage.
    • Évitez l'utilisation des ascenseurs. Si ce n'est pas possible, limitez le nombre de personnes utilisant l'ascenseur en même temps (par ex. n'autoriser la présence que d’une seule personne dans un petit ascenseur), gardez vos distances, portez un masque et tenez-vous dos à dos.
    • Outre le port du masque, assurez une ventilation régulière et suffisante des lieux de travail et des équipements sociaux.


Relation employeur-employé

1. Un employeur peut-il obliger ses travailleurs à se faire vacciner ?

On ne peut pas obliger un travailleur à se faire vacciner contre la COVID-19. Il n’existe aucune base légale en ce sens.
La loi sur le bien-être et le Code du bien-être au travail prévoient un certain nombre de mesures de protection, notamment pour les personnes qui sont en contact avec des agents biologiques de par la nature de leur travail. À ce jour, les seules vaccinations obligatoires prévues par le Code sont la vaccination contre l’hépatite B (pour les soins de santé, les laboratoires, les cabinets dentaires et suivant l’analyse des risques) et celle contre le tétanos (secteur agricole, horticole et avicole).
Pour le personnel des soins de santé, la vaccination deviendra progressivement obligatoire à partir du 01/01/2022. Une période de transition s’appliquera jusqu’au 31 mars 2022, après quoi, la vaccination sera obligatoire. 

2. L’employeur peut-il demander un autotest négatif ?

On peut effectuer l’autotest chez soi pour voir si on est positif ou pas. Si le résultat est positif, la loi prévoit qu’il faut contacter son médecin traitant ou un centre de test.
En principe, l’employeur ne peut pas demander la preuve d’un autotest négatif avant que le travailleur ne commence ou ne reprenne le travail. L’employeur ne peut en effet jamais demander la preuve que le travailleur est apte à travailler. 

3. L’employeur ne peut pas demander de test négatif, mais qu’en est-il d’un certificat de vaccination ?

L’employeur ne peut conserver aucune donnée relative à l’aptitude du travailleur. Cette interdiction a été confirmée par la loi accordant le droit à un petit chômage aux travailleurs en vue de l’administration d’un vaccin contre le coronavirus. Selon cette nouvelle loi, l’employeur peut certes contrôler la raison du petit chômage, mais il n’est pas autorisé à noter ni à enregistrer cette information lors du traitement des salaires. L’employeur ne pourra ainsi pas vérifier quels travailleurs ont été ou non vaccinés. 

4. L’employeur peut-il demander un autre test négatif (autrement dit, pas un autotest) à son travailleur avant qu’il ne commence ou ne reprenne le travail ?

Non, pour la même raison, cela n’est pas autorisé. En outre, selon le RGPD (Règlement général sur la protection des données), l’employeur n’est pas autorisé à traiter des données personnelles sensibles telles que des données relatives à la santé d’un travailleur. Cela est toutefois possible à condition que l’employeur demande l’autorisation du travailleur. Mais dans la relation travailleur – employeur, il ne peut jamais être question de consentement volontaire. 

5. Peut-on sanctionner un membre du personnel qui ne veut pas mettre son masque ? Si oui, de quelle façon ?

Chaque entreprise doit prendre les mesures de prévention appropriées, en vue de garantir le respect des règles de distanciation sociale et afin d'offrir un niveau de protection maximal.
Ces mesures de prévention appropriées sont des prescriptions de sécurité et de santé de nature matérielle, technique et/ou organisationnelle telles que définies dans le "Guide générique en vue de lutter contre la propagation du COVID-19 au travail", mis à disposition sur le site web du Service public fédéral Emploi, Travail, Concertation sociale, complété par des directives au niveau sectoriel et/ou de l'entreprise, et/ou d'autres mesures appropriées qui offrent un niveau de protection au moins équivalent. 
Les mesures de prévention sont élaborées au niveau de l’entreprise dans le respect des règles de concertation sociale.  L’entreprise informe les travailleurs de ces mesures.
Dans ce cadre, l’employeur peut sanctionner le non-respect des règles. Il est conseillé de vérifier le règlement de travail de l’entreprise.


Autres questions 

1. Les capteurs de CO2 sont-ils obligatoires en entreprise ?

Le comité de concertation du 17/11/2021 a décidé que les lieux de travail devraient être suffisamment ventilés et que la ventilation devrait être contrôlée à l’aide de mesures du CO2. Ce dernier point a été plus clairement défini, à savoir que des capteurs de CO2 doivent être installés de manière accélérée et généralisée dans « tous les locaux des écoles et des entreprises où se rassemblent un grand nombre de personnes ».

Selon le Code du bien-être au travail, il est alors obligatoire de :

  • Soit proposer un débit de ventilation de 40 m³ par heure et par personne pour chaque espace de travail (cf. données techniques de l’installation de ventilation) 
  • Soit de maintenir un taux de concentration de CO2 en dessous de 900 ppm pendant 95% du temps de travail.

(Articles III.1-34 à III. 1-36 du Code du bien-être au travail)
Par ailleurs, Cohezio vous propose un outil pratique à télécharger pour calculer l’occupation maximale autorisée dans un local en fonction de la ventilation mécanique limitée (fenêtres et portes), que vous pouvez retrouver ici.  

2. Puis-je allaiter si je souffre d’une infection au COVID-19 ?

Il n’y a pas de contre-indication à l’allaitement. Le virus n’a pas été détecté dans le lait maternel. Il est recommandé d’allaiter en portant un masque et moyennant le respect de certaines mesures d’hygiène (se laver les mains avant de toucher le bébé ou le sein, utiliser son propre tire-lait ou biberon et bien nettoyer le tire-lait après utilisation).Comme il est possible de contaminer le bébé du fait de votre présence, il est à envisager de demander à une personne en bonne santé de donner le lait (tiré). 

3. Port du masque

Quelques conseils pour bien placer et/ou enlever votre masque chirurgical.
Modalités de pose :

  • Se laver les mains préalablement ou les frictionner avec une solution hydroalcoolique.
  • N’extraire de l’emballage qu’un seul masque à la fois et le saisir par sa partie centrale externe.
  • Respecter le sens de pose, c’est-à-dire soit présenter à l’extérieur la mention figurant sur le masque ou en l’absence d’indication spécifique, appliquer sur le visage, le côté le plus rembourré de la barrette.
  • Appliquer le masque sur le visage en le tenant par les liens.
  • Le masque doit être porté en couvrant le nez, le menton et la bouche. Il doit être appliqué hermétiquement sur le visage.
  • La barrette est pincée au niveau du nez pour augmenter l’étanchéité et limiter la fuite.
  • Le masque est manipulé seulement par les attaches.

Modalités de retrait :

  • Le masque est le dernier équipement de protection à être enlevé.                                                               
  • Il faut l’ôter en le tenant par les attaches.
  • Après le retrait du masque, se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon ou assurer une friction par une solution hydroalcoolique. 

4. Est-ce que le COVID-19 peut être reconnu comme accident du travail et comme maladie professionnelle ?

Consultez toute l'information nécessaire sur le site web de Fedris.

Dernière mise à jour : 2 décembre 2021.