Le vaccin anti Covid–19
Publication 28 mai 2021

Le vaccin anti Covid–19

Vos questions - Nos réponses 


Quel est le rôle exact de Cohezio dans le processus de vaccination COVID ?

Comme tous les Services Externes de Prévention et de Protection au Travail (SEPPT), Cohezio participe depuis fin décembre 2020, de manière limitée, à la campagne de vaccination contre la COVID-19. Le personnel médical et infirmier de Cohezio intervient, et vaccine des travailleurs, dès que les autorités régionales, en charge de l’organisation pratique de la vaccination, le sollicitent.

Jusqu’ici, les autorités régionales nous ont chargés de réaliser la vaccination :

  • du personnel des maisons de repos

  • du personnel de certains hôpitaux

  • du personnel des structures collectives de soin (handicap, santé mentale).​

Pour les autres secteurs (y compris les secteurs dits « prioritaires » ou « essentiels »), et sauf revirement à 180 degrés de la part de nos autorités, il a été décidé que les SEPPT ne seront pas impliqués dans cette première campagne de vaccination COVID à grande échelle des travailleurs.

Nous poursuivons toutefois BIEN la vaccination du personnel des collectivités où nous sommes jusqu’à présent actifs (MRS, institutions pour personnes handicapées, hôpitaux …).

Cela n’empêche pas Cohezio de continuer à sensibiliser à la vaccination, de mettre des outils de sensibilisation à jour et à disposition du plus grand nombre (voyez sur cette page les réponses aux questions sur la vaccination, et nos affiches que vous pouvez télécharger gratuitement). Nos experts médicaux restent évidemment aussi à disposition pour répondre à toutes les questions, bien légitimes, qui peuvent se poser à propos de ce vaccin.

Le personnel de Cohezio reste également actif dans tout le processus de tracing et de testing de cas de COVID-19 en entreprise (voyez à ce sujet notre article : Comment se déroule le tracing et testing des contacts COVID-19 en entreprise ? Quel est le rôle exact de votre médecin du travail ?).

Le fait de ne pas devoir intervenir plus avant dans le processus de vaccination contre la COVID-19 va nous permettre de nous consacrer à nouveau à nos tâches et missions que nous avons dû parfois abandonner (trop) brutalement en février 2020 pour participer à la lutte contre le Coronavirus. Les examens médicaux (spéciaux ou périodiques) et les visites intermédiaires de santé (réalisées par nos infirmiers du travail) vont donc pouvoir reprendre à une cadence plus régulière.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés si des évolutions devaient encore intervenir par rapport aux tâches à réaliser en priorité par notre personnel médical et paramédical.
 

 

Pourquoi se faire vacciner ?

Le vaccin constitue aujourd’hui un outil essentiel pour parvenir à maîtriser la pandémie de COVID-19, un enjeu devenu une véritable urgence pour la santé publique. Sans vaccination, ni immunité de groupe, il sera impossible de retourner à une vie normale en société !

En se faisant vacciner, tout en maintenant les gestes barrières et le port du masque durant une période déterminée par l’évolution de la maîtrise de la pandémie, nous parviendrons, ensemble, à protéger les personnes les plus vulnérables face à la maladie et in fine, à retrouver une vie normale. Plus vite le taux de vaccination augmentera, plus vite les mesures pourront être assouplies.

  

L’objectif de la vaccination contre la COVID-19 

  • L’objectif est d’atteindre une immunité COLLECTIVE de la population belge. En parvenant à vacciner un taux suffisamment élevé de la population, le virus a donc moins de « chances » de trouver un hôte non vacciné et donc de survivre et de se transmettre de personne en personne. Il est absolument nécessaire qu’au moins 70 % des Belges se fassent vacciner pour atteindre une efficacité vaccinale optimale de la population et espérer qu’une immunité de groupe soit ainsi générée. L’immunité de groupe signifie qu’un groupe suffisamment important de personnes a développé une résistance au virus, rendant sa circulation difficile, voire impossible. De cette manière, le virus n’aura plus la possibilité de se propager en masse ni de provoquer une grave épidémie avec les mesures de confinement qui l’accompagnent. Et cela protégera également les personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin (ex. patients atteints de cancer qui suivent un traitement lourd).
     
  • Si, en revanche, peu de personnes se font vacciner, le virus continuera à se propager et l’immunité de groupe deviendra très difficile à atteindre. En conséquence, davantage de personnes risqueront d’être infectées. Et cela provoquera une nouvelle épidémie, imposant de mettre en place des mesures de confinement.


Quels sont les vaccins disponibles actuellement ?

Il est très important de savoir qu’en Europe, tous les vaccins qui seront administrés auront d’abord été soumis au contrôle strict de l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’EMA effectue des contrôles très stricts sur tous les médicaments administrés en Europe, et donc aussi sur les vaccins. En date d’aujourd’hui (28/05/2021), les vaccins suivants ont été approuvés :

  • Pfizer/BioNTech
  • Moderna
  • AstraZeneca (pour les personnes de 41 ans et plus)
  • Johnson & Johnson (Janssen) (pour les personnes de 41 ans et plus) 

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Qui va administrer le vaccin aux travailleurs ?

Cohezio ne vaccine que les publics que les autorités lui ont demandé de vacciner (voir ci-dessus la question : « Quel est le rôle exact de Cohezio dans le processus de vaccination COVID ? »).


Se faire vacciner sera-t-il obligatoire ?

Non, se faire vacciner contre la COVID-19 n’est pour l’instant pas obligatoire et aucun employeur ne peut actuellement obliger ses travailleurs à se faire vacciner. Par contre, la vaccination est très fortement conseillée. Si par exemple un prestataire de soins est vacciné entièrement, le risque de transmettre cette maladie potentiellement léthale à ses patients sera beaucoup moindre !

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Que savons-nous des vaccins qui ont été développés ? 

Trois types de vaccins ont été développés :

  • Les vaccins à base d’ARN messager (par exemple Pfizer/BioNTech, CureVac et Moderna)
  • Les vaccins à vecteurs viraux (par exemple AstraZeneca,  Janssen (Johnson & Johnson) et Sputnik V)
  • Les vaccins inactivés : pas encore sur le marché.

Les vaccins contre la COVID-19 répondent aux mêmes exigences strictes que tous les autres vaccins. Une autorisation de mise sur le marché n'est accordée que lorsqu'il existe des preuves suffisantes que le vaccin est de bonne qualité, efficace et sûr.

Le vaccin Pfizer/BioNTech et le vaccin Moderna ont une efficacité prouvée contre les infections symptomatiques de 95 % après l’administration de deux doses (à partir de 7 et 14 jours après la deuxième dose de Pfizer et Moderna respectivement). 

L’efficacité du vaccin Pfizer contre les hospitalisations est de 85% à 28-34 jours après la première dose, mais diminue dans les jours qui suivent si la deuxième dose n’est pas administrée : 68% après 35 à 42 jours et 64% après plus de 42 jours. Après la deuxième dose, la protection contre les hospitalisations monte à > 90 %. Les chiffres pour le vaccin Moderna sont semblables.

L’efficacité du vaccin AstraZeneca contre les infections symptomatiques est de 70-80% après deux doses administrées à 12 semaines d’intervalle. La protection offerte par le vaccin AstraZeneca contre les hospitalisations est très élevée : 94% après 28-34 jours. La protection offerte par le vaccin AstraZeneca contre les hospitalisations frôle même les 100% après l’administration des deux doses.

Ces chiffres sont très fiables. Ils ont été observés entre autres après la vaccination de plus de 10 millions de personnes en Écosse et en Israël. Voir l’avis du Conseil Supérieur de la Santé n° 9635. Ces chiffres sont des chiffres pour la variante britannique, qui est plus contagieuse que le virus au débute de la pandémie. Tous les vaccins offrent une protection pareille contre hospitalisation pour les autres variantes (sudafricaine, brésilienne, indienne,…) existantes à ce jour (28/05/2021) mais il est important de recevoir les 2 doses du vaccin (à l’exception du vaccin de Janssen qui procure une protection similaire déjà après la 1ère dose).

 

Suis-je immédiatement protégé après avoir été vacciné ?

  • Après une vaccination, il faut 10 à 14 jours avant que l’organisme commence à produire des anticorps. Par conséquent, si vous êtes exposé au virus pendant cette période, votre système immunitaire n’aura pas encore été suffisamment stimulé par le vaccin et vous pourrez encore être infecté. Deux semaines après la première vaccination, l’efficacité ne cessera d’augmenter, et progressera encore après la deuxième vaccination. Dans l’intervalle, il est très important de continuer à respecter les mesures de protection (distance, port du masque, lavage des mains, aération suffisante des pièces, etc.).
  • Même les personnes entièrement vaccinées doivent continuer à respecter les mesures. Cela prendra du temps avant qu’un nombre suffisant de personnes soient vaccinées et que l’on atteigne ainsi une immunité de groupe.
  • La protection est optimale. On appelle alors ces personnes « entièrement vaccinés »  à partir de :
    • pour Comirnaty® (Pfizer-BioNTech) : ≥7 jours après la deuxième dose.
    • pour le vaccin COVID-19 Moderna : ≥14 jours après la deuxième dose
    • pour Vaxzevria® (AstraZeneca-Oxford) : ≥15 jours après la deuxième dose.
    • pour le vaccin COVID-19 Janssen: ≥14 jours après la première dose.



Comment se fait-il que le vaccin ait pu être développé si rapidement ? Les vaccins sont-ils donc toujours fiables ?

Il n'y a absolument aucune raison de croire que les vaccins ne sont pas fiables. Le processus qui est toujours suivi dans le développement de nouveaux vaccins a également été suivi dans le cas des vaccins COVID-19. La seule différence est que les différentes étapes se chevauchent partiellement. Aucune étape essentielle n'a donc été ignorée. De plus, le développement du vaccin COVID-19 repose sur les résultats antérieurs de recherches sur des virus ressemblant au virus SARS-CoV-2, en particulier le premier virus SARS-CoV et le MERS-coronavirus.

L'utilisation de la technique de l'ARN a également permis de gagner beaucoup de temps. Le code ARN génétique du virus étant connu depuis le début de l'épidémie de COVID-19, il a été possible de commencer immédiatement à développer un vaccin. Pour les vaccins traditionnels, il faut d'abord rechercher les morceaux de virus qui sont vulnérables et contre lesquels il faut pouvoir produire des anticorps. Ensuite, ces morceaux doivent être copiés, mais ces morceaux de virus sont très difficiles à fabriquer à cause de leur structure tridimensionnelle, extrêmement complexe. Et cela prend énormément de temps. Pas de perte de temps cette fois. Il n'est pas improbable que cette technique de l'ARN soit utilisée à l'avenir pour maîtriser plus rapidement les pandémies causées par d'autres virus et variants. C'est peut-être notre seul choix à l’avenir si nous voulons nous protéger des nouveaux variants contre lesquels de nouveaux vaccins sont déjà en cours de développement.

Il y a une autre raison importante du développement rapide : le financement ! Tous les gouvernements du monde entier ont soutenu financièrement le développement du vaccin en achetant des vaccins avant même qu'ils ne soient entièrement disponibles. Encore une fois, parce qu'une vaccination adéquate est le seul moyen de revenir à une vie normale et à une société normale. Sans vaccination, nous ne pourrons pas retourner à une vie ou à une société normale.

Ainsi, toutes les sociétés pharmaceutiques ont donné la priorité absolue au développement de ce vaccin COVID-19, et ont mis le développement d'autres vaccins en suspens. 10 fois plus de personnes et de ressources ont été déployées, ainsi que les derniers moyens technologiques. Il est donc logique que le développement du vaccin soit allé 10 fois plus vite.

 

Que savons-nous des effets secondaires potentiels ?

Pfizer/BioNTech (Comirnaty)

Selon la notice de Comirnaty, les effets indésirables les plus fréquents sont : 

  • douleur et gonflement au site d’injection,
  • fatigue,
  • céphalée,
  • douleur musculaire ou articulaire,
  • fièvre,
  • frissons.

Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et ont disparu en quelques jours après la vaccination. Une moindre fréquence de la réactogénicité a été observée chez les sujets les plus âgés. 


Moderna (COVID-19 Vaccine Moderna)

Selon la notice du vaccin Moderna, les effets indésirables les plus fréquents (affectent plus d’une personne sur 10) sont : 

  • gonflement dans l’aisselle,
  • maux de tête,
  • nausées,
  • vomissements,
  • douleur musculaire, douleur articulaire et raideur,
  • douleur ou gonflement au site d’injection,
  • fatigue importante,
  • frissons,
  • fièvre.

Les réactions indésirables locales et systémiques ont été plus fréquemment rapportées après la deuxième dose qu’après la première.
 

AstraZeneca (COVID-19 Vaccine AstraZeneca)

Selon la notice du vaccin AstraZeneca, les effets indésirables les plus fréquents (affectent plus d’une personne sur 10) sont :

  • sensibilité, douleur, chaleur, démangeaisons ou ecchymoses au site d’injection,
  • sensation de fatigue ou sensation de malaise général,
  • frissons ou sensation de fièvre,
  • céphalées,
  • nausées,
  • douleurs articulaires ou musculaires.

Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et ont disparu en quelques jours après la vaccination. Par rapport à la première dose, les effets indésirables observés lors de la seconde dose étaient plus légers et moins fréquents.
 

Johnson & Johnson

Les effets indésirables les plus fréquents (peuvent affecter plus d’une personne sur 10) :

  • maux de tête,
  • nausées,
  • douleurs musculaires,
  • douleur à l’endroit où vous avez reçu l’injection,
  • fatigue intense.

Plus d'informations sur les effets indésirables les plus fréquents de ce vaccin  :

Vous pouvez signaler vous-même les effets indésirables suspectés via www.notifieruneffetindesirable.be

 

Quelle sera la durée de protection du vaccin ?

La durée de protection procurée par les vaccins est plus longue que celle d’une infection naturelle qui affaiblit notre système immunitaire. On constate des niveaux d’anticorps très élevés chez les vaccinés et on s’attend donc à une protection plus longue par rapport à la protection apportée par des infections naturelles.  En raison de la gravité potentielle de la maladie pour les personnes à risque, et de l’émergence de variantes – heureusement, de nouveaux vaccins sont déjà en cours de développement. Il est nécessaire de se faire vacciner entièrement (2 doses à l’exception de Janssen). Il sera même nécessaire de se faire vacciner encore après le schéma complet. La taskforce vaccination prépare déjà une campagne de « rappel » pour 2022.

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Dois-je passer un test de dépistage d’anticorps à la COVID-19 avant de me faire vacciner ?

Non, vous ne devez pas vous faire dépister pour savoir si vous avez des anticorps avant la vaccination. Même si vous êtes infecté(e) sans le savoir, le vaccin peut être administré en toute sécurité. Sur base des dernières publications dans la littérature scientifique, il n’existe actuellement aucun « indicateur de protection » (paramètre à doser pour mesurer la protection immunitaire d’une personne contre une maladie (grave), par exemple le titre d’anticorps). Le dosage de routine de la sérologie chez les personnes vaccinées (ou avant la vaccination) n'est donc pas utile

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Je fais des allergies. Puis-je me faire vacciner ? 

Il est préférable de ne pas vous faire vacciner si vous êtes sujet(te) à des réactions allergiques sévères (par exemple, un choc anaphylactique) à l’un des composants du vaccin. Le vaccin contient notamment du PEG (polyéthylène glycol, également appelé macrogol). Les personnes présentant des allergies sévères au PEG ou aux polysorbates ne peuvent pas recevoir les vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca ni Janssen. Le bouchon du flacon dans lequel se trouve le vaccin n’est pas en latex. Par conséquent, les personnes allergiques au latex peuvent recevoir le vaccin en toute sécurité.

Pfizer :

Les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin ne peuvent pas se faire vacciner. Outre la molécule d’ARNm, ces composants sont :

  • ALC - 0315 = bis(2-hexyldécanoate) de ((4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyle) ;
  • ALC - 0159 = 2-[(polyéthylèneglycol)-2000]-N,N-ditétradécylacétamide ;
  • 1,2 - distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine.

Moderna :

Les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin ne peuvent pas se faire vacciner. Outre la molécule d’ARNm, ces composants sont :

  • lipide SM-102 ; 
  • 1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine (DSPC) ; 
  • 1,2-dimyristoyl-rac-glycéro-3-méthoxypolyéthylène glycol-2000 (PEG2000 DMG) ; 
  • trométamol ; 
  • chlorydrate de trométamol.

AstraZeneca :

Les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin ne peuvent pas se faire vacciner. Outre l’adénovirus, ces composants sont :

  • L-histidine ;
  • chlorhydrate de L-histidine monohydraté ;
  • chlorure de magnésium hexahydraté ;
  • polysorbate 80 (E 433).

Janssen :

Les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin ne peuvent pas se faire vacciner. Outre l’adénovirus, ces composants sont :

  • 2-hydroxypropyl-β-cyclodextrine (HBCD);
  • Acide citrique monohydraté;
  • Polysorbate-80;
  • Citrate trisodique dihydraté.


Je suis enceinte, je désire tomber enceinte ou j’allaite. Est-ce que je peux me faire vacciner ?

OUI !
A l’inverse des précédentes recommandations et sur la base des données scientifiques et des recommandations les plus récentes, le CSS estime dans son avis n° 9622 adapté que toutes les femmes enceintes devraient idéalement être vaccinées en priorité (phase 1b de la campagne), et ce par rapport à une femme non enceinte en raison du risque accru de COVID-19 sévère pour la mère et d’accouchement prématuré.
Par ailleurs, le CSS réaffirme que les vaccins à ARNm contre la COVID-19 actuellement disponibles (Pfizer, Moderna) peuvent être administrés en toute sécurité aux femmes enceintes.
Les vaccins avec vecteur viral (AstraZeneca, Janssen) ne sont pas indiqués lors de la grossesse.

Le CSS souligne que la présence de comorbidité(s) telles que IMC augmenté avant la grossesse, hypertension, diabète, etc. est un argument supplémentaire pour recommander cette vaccination chez la femme enceinte (cf. avis CSS-9618).

Toutes les femmes allaitantes peuvent également être vaccinées, conformément aux avis précédents.



Je suis vacciné(e). Est-il possible d’être infecté(e) par la COVID-19 et d’infecter d’autres personnes ?

Les vaccins contre la COVID-19 ont une très grande efficacité en ce qui concerne la prévention des hospitalisations et du risque de développer une forme grave de la maladie, mais on peut encore être infecté et devenir contagieux. Là aussi, important d’être entièrement vacciné, le risque de transmission vers d’autres personnes devient très bas, et si cette personne est aussi entièrement vaccinée, il n’y a (presque) aucun risque.

Tant que la couverture vaccinale est faible dans les groupes à risque, aucune exception aux mesures de prévention (masque, distance, … ) et à la quarantaine ne peut être accordée aux personnes déjà vaccinées.

Aucun vaccin n’a un taux de protection de 100 %. Les personnes qui ont été vaccinées et qui présentent des symptômes possibles de COVID-19 doivent donc toujours être testées par test PCR. Cela s’applique également aux personnes qui ont eu un contact à haut risque ou lorsqu’elles pourraient être porteuses d’un variant plus dangereux du virus, par exemple à leur retour de l’étranger.

Si le test est positif, le patient se place en isolement, un suivi des contacts est initié autour de lui et l’échantillon doit être envoyé pour un séquençage moléculaire permettant de détecter d’autres variants. 



Combien de temps faut-il laisser s’écouler entre le vaccin contre la COVID-19 et d’autres vaccins ? 

En la matière, on applique la règle générale des vaccinations avec des virus non vivants : le vaccin COVID-19 peut être administré 2 semaines avant ou 2 semaines après un autre vaccin non vivant, tel que le vaccin contre la grippe ou le vaccin contre le pneumocoque. Il en va de même pour d’autres vaccins non vivants, tels que le vaccin contre la coqueluche ou le vaccin contre le papillomavirus humain. Si par mégarde, cet intervalle de 14 jours n’était pas respecté et était plus court, les vaccins administrés restent efficaces et il n’est pas nécessaire de procéder à une nouvelle vaccination.

Cela permet d’augmenter l’efficacité des vaccins et d’attribuer les éventuels effets secondaires au bon vaccin. 



Les vaccins à ARNm peuvent-ils modifier l’ADN ? 

Non, les vaccins à ARN messager sont administrés par voie intramusculaire et l’ARNm est absorbé par les cellules musculaires. L’ARNm ne pénètre pas dans le noyau de la cellule et ne pourra donc pas entrer en contact avec votre ADN, ni avec celui de l’enfant à naître. L’ARNm est un code de lecture pour la production d’une protéine, la protéine S. La cellule humaine est capable de déchiffrer ce code et n’a pas besoin de l’intervention de son ADN pour ce faire. Après décodage, la cellule humaine produira la protéine S, de sorte à permettre au système immunitaire de fabriquer des anticorps spécifiques contre la protéine S. L’ARNm disparaît déjà de l’organisme après quelques heures.
 


La vaccination peut-elle réduire ma fertilité ?

Lorsque vous avez la COVID-19 ou que vous êtes vacciné(e), vous développez des anticorps contre les spicules du coronavirus. Il n’y a pratiquement aucune similitude entre la protéine de ces spicules et une protéine qui joue un rôle dans la formation du placenta en début de grossesse (syncytine-1). Cette similitude est trop faible pour avoir un quelconque effet sur le placenta. Si c’était le cas, même les coronavirus banals qui provoquent des rhumes affecteraient la fertilité, car tous les coronavirus ont cette même similarité minimale. Et cela n’est pas du tout observé. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter. Les statistiques sur les grossesses aux États-Unis le confirment également.
 


Que se passe-t-il en cas d’effets secondaires graves ?

Même si un vaccin a été approuvé, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) continuera à surveiller le vaccin et les études. Tout comme elle le fait pour les médicaments ou les autres vaccins. Chaque médicament ou vaccin a en effet des effets secondaires mais la plupart sont légers ou de courte durée.

Si une personne souffre d’effets secondaires – mentionnés ou non dans la notice – après avoir été vaccinée, ces effets secondaires peuvent être signalés à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Des experts de l’AFMPS évalueront ces effets secondaires. Ces résultats seront également partagés dans le monde entier. La collecte de données à grande échelle permet de découvrir plus rapidement les éventuels signaux d’effets secondaires.

Si un effet secondaire rare se produit ou si un médicament ou un vaccin connaît un problème de qualité, l’AFMPS évaluera dans ce cas la situation et prendra les mesures nécessaires : en adaptant la notice ou en mettant en garde les prestataires de soins de santé, par exemple. Dans les cas extrêmes, le médicament ou le vaccin sera retiré du marché.



Les personnes ayant eu la COVID-19 doivent-elles se faire vacciner ?

Oui, car après avoir eu la COVID-19, on n’est généralement protégé que pendant quelques mois, et que dans l’intervalle, des réinfections ont été constatées. Il est donc recommandé de se faire vacciner même si on a eu la maladie.

On s’attend à ce que la protection offerte par la vaccination soit plus longue que la protection développée après avoir fait la maladie.
 

 

Un employeur peut-il obliger ses travailleurs à se faire vacciner ?

On ne peut pas obliger un travailleur à se faire vacciner contre la COVID-19. Il n’existe aucune base juridique en ce sens.

La loi sur le bien-être et le Code du bien-être au travail prévoient un certain nombre de mesures de protection, notamment pour les personnes qui sont en contact avec des agents biologiques de par la nature de leur travail. À ce jour, les seules vaccinations obligatoires prévues par le Code sont la vaccination contre l’hépatite B (pour les soins de santé, les laboratoires et les cabinets dentaires) et celle contre le tétanos (secteur agricole, horticole et avicole). Le Code du bien-être au travail ne prévoit pas de vaccination obligatoire contre la COVID-19.
 

 

L’employeur ne peut pas demander de test négatif, mais qu’en est-il d’un certificat de vaccination ?

L’employeur ne peut conserver aucune donnée relative à l’aptitude du travailleur. Cette interdiction a été confirmée par la loi accordant le droit à un petit chômage aux travailleurs en vue de l’administration d’un vaccin contre le coronavirus. Selon cette nouvelle loi, l’employeur peut certes contrôler la raison du petit chômage, mais il n’est pas autorisé à noter ni à enregistrer cette information lors du traitement des salaires. L’employeur ne pourra ainsi pas vérifier quels travailleurs ont été ou non vaccinés.

 


Où trouver toute l’information utile sur ce vaccin et à qui vous adresser pour toute question ?

Vous trouverez une information constamment mise à jour selon les dernières informations scientifiques disponibles sur le site de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé – AFMPS.

Votre médecin traitant reste évidemment votre interlocuteur privilégié. Les médecins du travail de Cohezio sont aussi à votre disposition en cas de question.