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Informer les travailleurs en incapacité de travail depuis plus de 4 semaines

L’obligation d’informer les travailleurs s’applique-t-elle uniquement aux nouvelles absences débutant à partir du 1er janvier 2026 ?

Cette obligation existait déjà et s’applique donc à toutes les absences, y compris celles qui ont commencé avant le 1er janvier 2026.

Qui est responsable de l’information à fournir aux travailleurs en incapacité de travail depuis plus de 4 semaines : l’employeur ou Cohezio ?

En tant qu’employeur, vous devez informer Cohezio de l’incapacité de travail de votre employé dès que celle-ci dure plus de 4 semaines. Il appartient ensuite à Cohezio d’informer votre employé des possibilités qui s’offrent à lui pour reprendre le travail.

C’est à l’employeur qu’il revient d’informer le médecin du travail de l’absence du travailleur lorsque celle-ci dépasse 4 semaines. Ensuite, il appartient au médecin du travail, ou à son personnel infirmier, d’informer le plus rapidement possible le travailleur en incapacité des différentes possibilités de reprise du travail, y compris la possibilité d’un entretien avec le conseiller en prévention-médecin du travail ou son personnel infirmier, d’une visite de pré-reprise, ou du lancement d’un trajet de réintégration, en vue de faciliter la reprise du travail par des adaptations du poste et/ou par un travail adapté ou autre.

Cela reste donc de la responsabilité de Cohezio.

Tous les travailleurs en incapacité depuis plus de 4 semaines doivent-ils obligatoirement être informés, indépendamment du fait qu’ils soient soumis ou non à une surveillance de santé périodique ?

En effet, tout travailleur en incapacité de travail depuis plus de 4 semaines doit être informé des différentes possibilités de reprise du travail.

Comment et par quel canal le travailleur doit-il être informé lorsqu’il est en incapacité depuis plus de 4 semaines ?

Cohezio a décidé d’informer l’employé par courrier. Si nous disposons d’une adresse e-mail privée, ce courrier sera envoyé par e-mail.

Procédure pour maintenir le contact avec le travailleur en incapacité de travail

À partir de quel moment l’employeur doit-il prendre contact avec un travailleur en incapacité de travail ?

Le contact avec le travailleur en incapacité de travail et la fréquence de ce contact sont fixés dans le règlement du travail. La législation ne précise pas à partir de quand l’employeur doit prendre contact avec le travailleur. Il est toutefois recommandé de fixer cette fréquence en concertation avec les membres du conseil d’entreprise ou la délégation syndicale.

Le contact doit-il obligatoirement se faire par téléphone, ou peut-il aussi avoir lieu par écrit (courriel ou courrier) ?

Ceci n’est pas stipulé dans la législation. L’employeur est donc libre de choisir le moyen de communication qui lui semble le plus approprié pour contacter l’employé. Il est également possible de le stipuler dans le règlement de travail.

Si cela se fait par écrit ou par e-mail, cela constitue également une preuve immédiate que les procédures ont été respectées. Il est également possible de le stipuler concrètement dans le règlement de travail.

Nous vous recommandons de maintenir un contact chaleureux avec votre employé et donc de ne pas vous limiter à une communication écrite ou par e-mail, mais de l’appeler ou même de l’inviter à un entretien.

Vous conserverez ainsi non seulement un contact plus personnel avec votre employé, mais vous montrerez également votre intérêt pour son rétablissement. Cela peut également réduire le seuil de reprise du travail.

Que faire si un travailleur indique explicitement ne pas souhaiter être contacté pendant sa période de maladie ?

Si le travailleur exprime explicitement le souhait de ne pas être contacté, on peut, en théorie, respecter cette demande. Il est conseillé d’en faire mention dans le dossier du personnel, afin de disposer d’une preuve qu’un contact a bien été tenté.

Dans la pratique, nous recommandons toutefois de trouver un compromis avec l’employé dans un tel cas. Vous pouvez par exemple convenir de ne pas prendre contact pendant les quatre premières semaines d’absence, puis de rappeler par la suite.

Comment l’employeur peut-il confirmer ou prouver qu’il a tenté d’établir un contact ?

Nous vous recommandons de consigner chaque contact (par téléphone, par e-mail, par courrier) dans le dossier personnel. Cela vous sera particulièrement utile si les relations avec l’employé en incapacité de travail sont difficiles.

Si vous entretenez de bons contacts réguliers avec votre employé (par exemple, un petit SMS pour prendre de ses nouvelles), vous n’avez bien sûr pas besoin de les noter systématiquement. Il semble surtout important de consigner les dates auxquelles certains accords ont été conclus avec votre employé.

Que doit faire l’employeur si le travailleur ne répond pas aux tentatives répétées de contact ?

Si un employé ne réagit pas, notez-le dans son dossier personnel. Réfléchissez également à la manière dont vous souhaitez rappeler à l’employé ses responsabilités via votre règlement de travail. Il est également important de mentionner qu’il est dans l’intérêt de votre employé de rester en contact afin de faciliter un retour au travail agréable et sans heurts.

Comment maintenir le contact sans que celui-ci ne soit perçu par le travailleur comme une pression, un contrôle ou même un harcèlement ?

En tant qu’employeur, vous devez réfléchir à une politique d’absentéisme positive dans le règlement du travail. Vous devez réfléchir à votre vision et la communiquer clairement à tous les collaborateurs.

En tant qu’employeur, vous pouvez y indiquer clairement vos attentes en cas de maladie et préciser immédiatement qu’il est dans l’intérêt de l’employé de rester en contact afin de faciliter un retour au travail agréable et sans heurts.

Si une visite préalable à la reprise du travail se déroule positivement, l’examen officiel de reprise du travail reste-t-il obligatoire ?

L’examen de reprise du travail reste obligatoire pour les personnes qui ont été en incapacité de travail pendant quatre semaines ou plus et qui occupent une fonction de sécurité, une fonction de vigilance accrue ou une fonction à risque déterminé.
Cela signifie que l’un n’exclut pas l’autre.

Il existe une différence essentielle entre les deux, puisque l’examen de reprise du travail constitue un examen médical, tandis que la visite préalable à la reprise du travail consiste en une évaluation de l’état de santé, éventuellement complétée par une visite du poste de travail.

En outre, la visite préalable à la reprise du travail est ouverte à tout travailleur, alors que l’examen de reprise du travail n’est obligatoire que pour certaines catégories bien déterminées de travailleurs.

Que se passe-t-il si un travailleur demande, pour des raisons de santé, par exemple en cas de burn-out, de bénéficier temporairement d’une pause de contact ?

Dans ce cas, il convient de tenir compte des souhaits du travailleur.

Il est bien entendu possible de convenir ensemble d’une date à partir de laquelle le contact pourra être repris.

Visite préalable à la reprise du travail – “réintégration informelle”

La visite préalable à la reprise du travail doit-elle toujours avoir lieu avec l’accord explicite du travailleur ?

Non. L’employeur n’a pas besoin de l’accord de l’employé pour demander une visite préalable. L’employé n’est pas tenu d’accepter l’invitation du médecin du travail.

Si une visite préalable se déroule positivement, l’examen officiel de reprise du travail reste-t-il obligatoire ?

D’un point de vue juridique, un examen de reprise du travail reste obligatoire pour un employé soumis à cette obligation qui est en incapacité de travail depuis 4 semaines ou plus.

Une visite préalable peut-elle donner lieu à un travail adapté ou à une reprise partielle du travail ?

Oui, le médecin du travail peut, si possible, formuler des propositions pour un travail adapté ou différent et/ou des aménagements du poste de travail.

En tant qu’employeur, vous pouvez utiliser ces conseils pour examiner avec l’employé comment une reprise du travail pourrait être envisagée.

Trajet de réintégration - "réintégration formelle"

Un trajet formel de réintégration peut-il encore être lancé lorsqu’aucun potentiel de travail n’a été constaté, par exemple lorsque le travailleur ne répond pas au questionnaire ?

Oui, vous pouvez également lancer une procédure formelle avec l’accord de l’employé, mais dans cette situation, nous partons du principe que si un employé ne répond pas au questionnaire sur le potentiel de travail, il ne sera pas non plus disposé à donner son accord pour le lancement d’une procédure de réintégration.

En conclusion, vous ne pouvez demander une procédure de réintégration formelle qu’avec le consentement du salarié ou si un potentiel de travail a été établi.

Faut-il toujours l’accord du travailleur pour entamer un trajet formel de réintégration ?

Non. S’il existe un potentiel de travail, le processus de réintégration formel peut être lancé sans l’accord du travailleur.

Un trajet de réintégration peut-il être lancé avant l’expiration de la période de huit semaines d’incapacité de travail ?

Oui, cela est possible si l’employé en prend lui-même l’initiative ou si l’employeur le fait avec l’accord de l’employé.

Que se passe-t-il lorsqu’un travailleur ne répond pas à trois invitations à un rendez-vous chez Cohezio pendant le trajet de réintégration ?

Le processus de réintégration prend fin. Le médecin-conseil et l’employeur sont informés des absences.

Peut-on proposer un second plan de réintégration après un refus du travailleur ?

Non. Si le travailleur refuse le plan de réintégration, une copie de ce plan est transmise au médecin du travail et le processus de réintégration est terminé.

Vous devez établir le plan de réintégration en concertation avec votre employé, le conseiller en prévention-médecin du travail et, éventuellement, d’autres personnes susceptibles de contribuer à la réussite de la réintégration. Vous devez tenir compte autant que possible de l’avis du médecin du travail figurant sur le formulaire d’évaluation de la réintégration.

Si les propositions dans le cadre du trajet de réintégration s’avèrent irréalisables pour l’employeur ou le travailleur, cela peut-il entraîner un licenciement pour force majeure médicale ?

Non. Un parcours de réintégration ne peut jamais donner lieu à un licenciement pour cause de force majeure médicale.

Potentiel de travail

Le potentiel de travail doit-il également être évalué pour les travailleurs déjà en incapacité de travail avant le 1er janvier 2026 ?

Il n’est pas obligatoire de déterminer le potentiel de travail des travailleurs déjà en incapacité de travail avant le 1er janvier 2026. Si vous souhaitez néanmoins lancer un trajet de réintégration formel pour ce travailleur, cela n’est possible qu’en cas de potentiel de travail positif ou avec l’accord du travailleur.

L’employeur est-il obligé de faire évaluer le potentiel de travail après huit semaines d’incapacité de travail, même lorsqu’il ne connaît pas la raison médicale de l’absence ?

Oui, au plus tôt à partir de huit semaines.
L’évaluation du potentiel de travail a pour but de vérifier, via le médecin du travail ou son personnel soignant, si un retour au travail (par le biais d’une procédure de réintégration) est opportun ou possible.

Quelles informations l’employeur reçoit-il concernant le potentiel de travail d’un travailleur : uniquement une décision oui/non ou également des conseils supplémentaires ?

L’employeur ne reçoit que la conclusion. Il existe un potentiel de travail ou il n’y en a pas.

Que se passe-t-il si le travailleur ne complète pas le questionnaire sur le potentiel de travail ou ne répond pas ?

Si le travailleur ne coopère pas à l’évaluation du potentiel de travail, l’employeur et le travailleur recevront une conclusion : il n’y a pas de potentiel de travail.

Le potentiel de travail doit-il être réévalué périodiquement et, le cas échéant, à quelle fréquence ?

En l’absence de potentiel de travail, le médecin du travail peut réévaluer ce potentiel ultérieurement.

Le délai dans lequel cela doit être fait n’est pas explicitement mentionné dans le code. Le délai dépend de l’état de santé individuel du travailleur. Une autre initiative peut s’avérer plus utile que l’évaluation du potentiel de travail (par exemple, une visite préalable à la reprise du travail – procédure de l’article 34).

Nouvelles sanctions liées au trajet de réintégration

À cet effet, nous renvoyons à la loi du 19 décembre 2025.

Délai pour le lancement de la procédure d’inaptitude définitive

Le délai raccourci pour la force majeure médicale (6 mois) s’applique-t-il également aux travailleurs déjà en incapacité de travail avant le 1er janvier 2026 ?

Oui. À partir du 1er janvier 2026, la procédure de force majeure médicale pourra être appliquée pour toute incapacité de travail ininterrompue de 6 mois ou plus. Cela vaut donc également pour un travailleur qui était déjà en incapacité de travail avant cette date.

À quel moment commence exactement le délai de six mois en cas de maladies en cours ou de certificats prolongés ?

La procédure de force majeure médicale ne peut être engagée que lorsque le travailleur est en incapacité de travail ininterrompue pendant au moins six mois et qu’aucun trajet de réintégration n’est en cours pour ce travailleur.

Ce délai de six mois est interrompu lorsque le travailleur reprend effectivement le travail, sauf si le travailleur devient à nouveau incapable de travailler dans les quatorze premiers jours de cette reprise, auquel cas le délai est considéré comme non interrompu.

Comment le délai est-il calculé lorsqu’un travailleur est déjà en incapacité de travail depuis plusieurs années ?

La procédure de force majeure médicale ne peut être engagée que lorsque le travailleur est en incapacité de travail ininterrompue pendant au moins six mois et qu’aucun trajet de réintégration n’est en cours pour ce travailleur.

Ce délai de six mois est interrompu lorsque le travailleur reprend effectivement le travail, sauf si le travailleur devient à nouveau incapable de travailler dans les quatorze premiers jours de cette reprise, auquel cas le délai est considéré comme non interrompu.

Plateforme TRIO

Que se passe-t-il lorsque le travailleur ne donne pas son consentement pour l’utilisation de la plateforme TRIO ?

Si le travailleur ne donne pas son accord, aucune consultation ne peut avoir lieu avec le médecin traitant et le médecin-conseil.

Néanmoins, certaines informations doivent être communiquées au médecin-conseil, même sans l’accord du travailleur, telles que : le début du parcours de réintégration, les absences aux examens de réintégration, la fin du parcours de réintégration.

L’utilisation de la plateforme TRIO est-elle obligatoire pour les employeurs ?

Non, un employeur n’a pas accès à cette plateforme.

Qui a accès à quelles informations sur la plateforme TRIO et comment la vie privée du travailleur est-elle protégée ?

Vous trouverez toutes les informations à ce sujet dans le texte législatif rélatif à la plateforme TRIO.

  

Comment la plateforme TRIO se situe-t-elle par rapport au RGPD et aux données médicales lorsque le travailleur ne donne pas son consentement explicite ?

Vous trouverez toutes les informations à ce sujet dans le texte législatif rélatif à la plateforme TRIO.

Questions ?

Si vous avez encore des questions, veuillez contacter votre médecin du travail.