À partir de quel moment l’employeur doit-il prendre contact avec un travailleur en incapacité de travail ?
Le contact avec le travailleur en incapacité de travail et la fréquence de ce contact sont fixés dans le règlement du travail. La législation ne précise pas à partir de quand l’employeur doit prendre contact avec le travailleur. Il est toutefois recommandé de fixer cette fréquence en concertation avec les membres du conseil d’entreprise ou la délégation syndicale.
Le contact doit-il obligatoirement se faire par téléphone, ou peut-il aussi avoir lieu par écrit (courriel ou courrier) ?
Ceci n’est pas stipulé dans la législation. L’employeur est donc libre de choisir le moyen de communication qui lui semble le plus approprié pour contacter l’employé. Il est également possible de le stipuler dans le règlement de travail.
Si cela se fait par écrit ou par e-mail, cela constitue également une preuve immédiate que les procédures ont été respectées. Il est également possible de le stipuler concrètement dans le règlement de travail.
Nous vous recommandons de maintenir un contact chaleureux avec votre employé et donc de ne pas vous limiter à une communication écrite ou par e-mail, mais de l’appeler ou même de l’inviter à un entretien.
Vous conserverez ainsi non seulement un contact plus personnel avec votre employé, mais vous montrerez également votre intérêt pour son rétablissement. Cela peut également réduire le seuil de reprise du travail.
Que faire si un travailleur indique explicitement ne pas souhaiter être contacté pendant sa période de maladie ?
Si le travailleur exprime explicitement le souhait de ne pas être contacté, on peut, en théorie, respecter cette demande. Il est conseillé d’en faire mention dans le dossier du personnel, afin de disposer d’une preuve qu’un contact a bien été tenté.
Dans la pratique, nous recommandons toutefois de trouver un compromis avec l’employé dans un tel cas. Vous pouvez par exemple convenir de ne pas prendre contact pendant les quatre premières semaines d’absence, puis de rappeler par la suite.
Comment l’employeur peut-il confirmer ou prouver qu’il a tenté d’établir un contact ?
Nous vous recommandons de consigner chaque contact (par téléphone, par e-mail, par courrier) dans le dossier personnel. Cela vous sera particulièrement utile si les relations avec l’employé en incapacité de travail sont difficiles.
Si vous entretenez de bons contacts réguliers avec votre employé (par exemple, un petit SMS pour prendre de ses nouvelles), vous n’avez bien sûr pas besoin de les noter systématiquement. Il semble surtout important de consigner les dates auxquelles certains accords ont été conclus avec votre employé.
Que doit faire l’employeur si le travailleur ne répond pas aux tentatives répétées de contact ?
Si un employé ne réagit pas, notez-le dans son dossier personnel. Réfléchissez également à la manière dont vous souhaitez rappeler à l’employé ses responsabilités via votre règlement de travail. Il est également important de mentionner qu’il est dans l’intérêt de votre employé de rester en contact afin de faciliter un retour au travail agréable et sans heurts.
Comment maintenir le contact sans que celui-ci ne soit perçu par le travailleur comme une pression, un contrôle ou même un harcèlement ?
En tant qu’employeur, vous devez réfléchir à une politique d’absentéisme positive dans le règlement du travail. Vous devez réfléchir à votre vision et la communiquer clairement à tous les collaborateurs.
En tant qu’employeur, vous pouvez y indiquer clairement vos attentes en cas de maladie et préciser immédiatement qu’il est dans l’intérêt de l’employé de rester en contact afin de faciliter un retour au travail agréable et sans heurts.
Si une visite préalable à la reprise du travail se déroule positivement, l’examen officiel de reprise du travail reste-t-il obligatoire ?
L’examen de reprise du travail reste obligatoire pour les personnes qui ont été en incapacité de travail pendant quatre semaines ou plus et qui occupent une fonction de sécurité, une fonction de vigilance accrue ou une fonction à risque déterminé.
Cela signifie que l’un n’exclut pas l’autre.
Il existe une différence essentielle entre les deux, puisque l’examen de reprise du travail constitue un examen médical, tandis que la visite préalable à la reprise du travail consiste en une évaluation de l’état de santé, éventuellement complétée par une visite du poste de travail.
En outre, la visite préalable à la reprise du travail est ouverte à tout travailleur, alors que l’examen de reprise du travail n’est obligatoire que pour certaines catégories bien déterminées de travailleurs.
Que se passe-t-il si un travailleur demande, pour des raisons de santé, par exemple en cas de burn-out, de bénéficier temporairement d’une pause de contact ?
Dans ce cas, il convient de tenir compte des souhaits du travailleur.
Il est bien entendu possible de convenir ensemble d’une date à partir de laquelle le contact pourra être repris.