« Tout va bien dans mon travail, et pourtant … J’ai l’impression qu’il y a comme un soucis depuis quelques temps. Je n’ai ni trop de travail, ni trop peu. Ce n’est pas ça le problème. Non, c’est plutôt le contenu car je ne m’y retrouve plus. Pour moi, il est vide de sens. Ça ne me correspond plus. J’ai perdu toute motivation. Je me sens en mode « exécutant » parce qu’il faut bien faire le job, mais ça s’arrête là. ».
Le surprésentéisme est communément défini comme étant le comportement d’un travailleur qui, malgré des problèmes de santé physique ou psychologique nécessitant de s’absenter du travail, persistent à s’y présenter.
Ne pas aimer son travail est une chose. Mais ressentir une peur profonde et incontrôlable à l’idée d’y retourner en est une autre. L’ergophobie est une réalité qui mérite toute notre attention.
Chaque année, le mois du ramadan concerne une partie des travailleurs présents dans les entreprises belges. Cette période, marquée par le jeûne pratiqué du lever au coucher du soleil, est avant tout un temps de spiritualité, de recentrage et de réflexion personnelle.
Il est établi depuis longtemps que le climat d’entreprise et l’ouverture au sein de l’organisation, en particulier la qualité des contacts et des liens avec les collègues, la ligne hiérarchique et l’employeur pendant la période d’incapacité de travail constituent des facteurs déterminants pour une réintégration fluide et réussie. Plus le silence radio entre l’employeur et le travailleur en incapacité de travail se prolonge, plus la réintégration devient difficile.