back-arrow 5 mai 2026

Travail d’étudiant dès 15 ans : qu’est-ce qui change en 2026 ?

Une évolution importante de la législation belge vient d’entrer en vigueur et concerne directement les jeunes, les employeurs… et les acteurs de la prévention.

Désormais, les jeunes de 15 ans encore soumis à l’obligation scolaire à temps plein peuvent exercer un travail d’étudiant, sous certaines conditions strictes.

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Un changement introduit fin 2025

La loi du 18 décembre 2025 portant diverses dispositions, publiée fin 2025, a ouvert la voie à cette nouvelle possibilité.

Jusqu’à présent, seuls les jeunes de 15 ans ayant terminé les deux premières années de l’enseignement secondaire (et donc n’étant plus soumis à l’obligation scolaire à temps plein) pouvaient travailler librement.

Désormais, même les jeunes encore soumis à cette obligation peuvent travailler… mais uniquement dans le cadre de “travaux légers”.

Une entrée en vigueur confirmée en mai 2026

Pour rendre cette mesure applicable, il restait à définir précisément ce que recouvre la notion de travail léger.

C’est chose faite avec l’arrêté royal du 19 avril 2026, publié le 4 mai 2026, qui fixe clairement les activités autorisées.

Que recouvre la notion de “travaux légers” ?

Les travaux légers sont définis comme des travaux non industriels de nature légère, présentant peu de risques et une charge physique limitée.

 

Exemples d’activités autorisées :

  • Aide à l’accueil ou préposé au vestiaire
  • Réassortisseur
  • Assistant de vente dans le commerce de détail
  • Activités logistiques simples :
    • réception, stockage, étiquetage
    • préparation de commandes
    • gestion des stocks ou expédition
  • Tâches légères de nettoyage :
    • dépoussiérage, vaisselle
    • aspirateur ou serpillière dans de petits espaces
    • vidage des poubelles
    • nettoyage léger des sanitaires
  • Activités organisationnelles dans le secteur des soins :
    • distribution et débarrassage des repas et boissons

Conditions supplémentaires à respecter

Toutes ces activités doivent répondre à des critères précis :

  • Ne pas nécessiter de formation spécifique
  • Ne pas impliquer l’utilisation d’équipements de travail mécaniques

Mais ce n’est pas tout.

Ces activités doivent également :

  • ne pas porter atteinte à la sécurité, à la santé ou au développement du jeune ;
  • ne pas compromettre sa scolarité ;
  • ne pas nuire à sa participation à des programmes de formation ou d’orientation ;
  • lui permettre de tirer pleinement profit de son enseignement.

L’équilibre entre travail et école reste donc une priorité absolue.

Quel rôle pour l’employeur et la prévention ?

Cette évolution implique une vigilance accrue.

 

Pour les employeurs, les points d’attention essentiels seront:

  • Évaluer correctement les risques liés aux tâches confiées
  • Veiller à ce que le travail reste réellement léger et adapté à l’âge
  • Assurer un encadrement suffisant
  • Intégrer ces jeunes dans la politique de prévention de l’entreprise

 

Pour les services externes de prévention, cela signifie également :

  • accompagner les employeurs dans l’analyse des postes ;
  • sensibiliser aux risques spécifiques liés aux jeunes travailleurs ;
  • veiller au respect du cadre légal.

Conclusion : une opportunité encadrée

Le message est clair : oui au travail étudiant dès 15 ans, mais uniquement dans des conditions sûres, adaptées et compatibles avec la scolarité.